L’enjeu du traitement des déchets

L’enjeu du traitement des déchets

On recycle, on incinère ou on stocke ?

En 2014, le parc des installations de traitements des déchets non dangereux se composait de 585 centres de compostage, 397 centres de tri, 224 installations de stockage et de 126 unités d’incinération.

On note que le parc d’ISDND poursuit le recul entamé depuis 1993 avec une diminution du parc de 30 % depuis 2000. Cela s’explique à la fois par une baisse de la production de déchets non dangereux mais aussi par le report de certains flux vers d’autres voies de traitement. (*)

Alors, on recycle, on incinère ou on stocke ?

Bien que la tendance soit à l’augmentation des installations de valorisation de matière et de compostage, il n’y a pas de méthode miracle… Chaque procédé comporte son lot d’avantages et d’inconvénients en fonction de la matière à traiter.

En tant que spécialiste de l’étanchéité par géomembranes et réseaux PEHD depuis 2000, Proterra environnement a étanché de nombreux centres de stockage en France et à l’étranger.

Même si l’appellation a évolué au fil du temps – CET, puis CSDU et désormais ISDND – une réglementation et des contrôles stricts ont été mis en place, notamment avec la loi du 13 juillet 1992 qui prescrit que depuis le 1er juillet 2002, seuls les déchets ultimes non dangereux ne pouvant plus être valorisés, sont stockés en décharge de classe 2.

L’objectif affiché est de prévenir toute pollution du milieu naturel (eaux souterraines, sols et air). Pour cela, il est impératif de mettre en place une barrière passive (naturelle) en choisissant un site géologiquement favorable, de mettre en œuvre une barrière active avec l’application de géomembranes, de collecter et traiter les lixiviats via une couche drainante composée de matériaux drainants, complétée par un géocomposite de drainage dans certains cas, de capter le biogaz et d’effectuer des contrôles environnementaux durant l’exploitation.

Sur plusieurs hectares, des casiers répartis en plusieurs alvéoles permettent de réceptionner, au fil du temps, les déchets déversés en vrac sans tri ni groupement de matière. Pour assurer l’étanchéité du sol, une géomembrane PEHD et un géotextile viennent recouvrir, isoler et protéger le fond et les talus pour rendre le site complètement imperméable à toute infiltration. Selon la configuration du site, il est possible d’appliquer un géocomposite synthétique bentonitique (GSB) en fond et en talus pour compléter la couche d’argile de la barrière passive. Une fois le casier rempli, il est recouvert d’une nouvelle géomembrane ou bien d’une couche d’argile et d’une couche végétale pour éviter que les déchets ne s’envolent et pour limiter les odeurs liées à la fermentation. A l’intérieur, un système de drains récupère les lixiviats et un réseau de captage recueille le biogaz. Celui peut être revalorisé grâce à une turbine à gaz et à un groupe électrogène pour produire de l’énergie alors transformée en électricité et réinjectée dans le réseau ERDF. Ou bien brûlé en torchère.

Pour en savoir plus, consultez les pages PRODUCTION/ISD et PRODUCTION/RESEAUX PEHD ET ACTIVIES CONNEXES

 (*) Source ADEM E / Chiffres Clés – Déchets Edition 2017

mai 2018